18 mai 2009
#.
C'est un peu soudain, hin ? Mais c'est essentiel.
Je n'ai jamais été douée pour les au revoirs.
(Par contre, vous pouvez toujours m'envoyer un petit mail ou laisser un commentaire et je vous tiendrais au courant, hin.)
16 mai 2009
#108. Honey, are you allright ?
À vrai dire, c'était assez flippant.
Y'a des jours où j'ai l'impression de te connaître, par coeur.
Et puis, y'a ceux où soudainement, tu es devenu un parfait inconnu.
#107. Toi aussi.
D'un côté, là, j'ai tellement envie d'y croire. Tellement.
Dessiner, à côté, ça me semble tellement terne.
Quitte à voir mes rêves voler en morceau.
#106. Wish Me.
Allez ! La petite fille n'a que du vide dans son ventre et elle part pour son bac blanc en se jurant d'en finir vite ! (Ce qu'elle n'arrivera pas à faire.) (Mais qu'elle ratera malgré tout.)
15 mai 2009
#105. Chocolate.
A force de manger du chocolat, mon sang va en prendre sa teinte dorée.
J'ai un peu maigri. C'est flippant, je trouve. Je crois que je mange peu et que je ne me rends pas vraiment compte. Au fond, tant pis. C'pas comme si j'allais en mourir, hin ? Comme si c'était un problème.
J'ai dormi, cette nuit. Un sommeil lourd et sans rêve, un sommeil de mort. J'leur ai hurlé de fermer leur putain de gueule et j'me suis rendormie. Ca faisait longtemps, ça m'a fait plaisir. Le réveil a été dur.
Je suis de nouveau dégoutée, dégoutée des gens. Dégoutée de tous, tous qui ne font pas d'efforts pour comprendre et pour être là, réellement, sans juger. D'un côté, je serais déçue. Toujours. Je serais toujours déçue des autres, parce qu'ils grandissent, parce que eux, ils évoluent, et que moi, je reste à part, à regarder, à les regarder vivre et grandir sans moi, et je ne supporte pas. Je les déteste de grandir. Je les déteste d'abandonner si vite.
Je suis sûre que si j'arrive jusqu'à mes trente ans, je serais encore là, à manger du chocolat et boire du lait à la brique, à sécher l'boulot en prétextant un malaise quelconque, regardant une série pourrie, m'inquiétant sur le superficiel et ne vivant ma vie qu'à moitié.
13 mai 2009
#105. Pivoine.
Tu te souviens ? Tu m'avais embrassé. J'avais répondu à ton baiser, tu avais mordillé ma lèvre inférieure. Et tu m'avais murmuré "Attends-moi."
J'avais levé mes yeux vers toi, pivoine. Tu t'étais senti gêné, de voir ces larmes apparaitre au coin de mon regard, peut-être. Tu avais ri, alors. Comme toujours. Les sentiments, c'était pas ton fort. Tu m'avais embrassé une nouvelle fois alors, et ta main avait fourragé mes cheveux, et tu m'avais presque soulevé du sol, ma poitrine contre la tienne, tu te souviens ?
"Que je finisse ce que j'ai commencé."
Je t'avais tapé. Pour la forme. Tu étais tombé à genoux, un sourire au coin de l'oeil. Je t'avais regardé, d'en haut. Fière. Tu l'étais, toi aussi, d'ailleurs, n'est-ce pas ? Je n'avais pas murmuré que c'était promis. Mais je l'avais faite dans ma tête, cette promesse. Je t'attendrais. Pour toujours, pour tout, je t'attendrais.
Tu vois. Moi, j'ai tenu ma promesse. Je la tiens toujours, en fait, je crois. Malgré moi.
Et toi ?
#104. Plus pitoyable, tu m... Quoi ? Haha.
<< Ce que tu veux, c'est être une jolie machine bien huilée ? >>
(Ce que je veux, c'est peut-être me sentir vivante.)
Et au moment où j'ai éteint la lumière, les larmes se sont mises à couler sur mes joues. Toutes seules, comme si elles n'avaient attendues que ça, toute la journée à rester là, en moi.
Recroquevillée sur ce corps, ce corps que je hais, que j'essayais en vain d'expirer, que je rêvais déjà inerte et sans vie. J'aurais voulu qu'il meurre, cet objet de malheur. Griffant mes cuisses, mon ventre, ma poitrine, saignant ma peau immaculée, sans même m'en rendre compte. Bercée par une douleur que je ne ressentais plus, essayant de détruire ce qui semblait indestructible.
Je ne pensais à rien. Noyée par cette haine immense que je nourrissais à mon égard.
Dans mon délire, mes mains sont allées jusqu'à mon cou, et l'ont serré, serré jusqu'à me déchirer la peau, serré jusqu'à en perdre le souffle, jusqu'à arrêter mes larmes. Et alors que la vie me quittait un peu plus, c'est ton nom que je criais.
Je sais ce que je ne dois pas faire. Je le sais. Mais merde.
12 mai 2009
#103.
Et à la recherche de ce petit bout de Paradis, on court, on court.
Quitte à tomber au fin fond du précipice.
Quitte à se manger un mur.
Quitte à en mourir.




